
La Journée nationale du sport, célébrée dans le cadre de la Décennie Nauryznam, est un événement important dédié à la promotion de l'histoire et de la culture spirituelle du peuple kazakh. À l'échelle internationale, les sports nationaux constituent souvent un outil efficace pour la préservation du patrimoine culturel et le développement du tourisme. Au Japon, par exemple, le sumo est non seulement un événement sportif, mais aussi un symbole de la culture nationale et des traditions éducatives. Au Kazakhstan, les sports traditionnels tels que la fauconnerie, le kokpar et la lutte kazakhe contribuent à la renaissance de la culture nationale et du patrimoine spirituel, et inculquent un sentiment de patriotisme aux jeunes.
La fauconnerie est l'une des traditions les plus anciennes et les plus nobles du peuple kazakh, partie intégrante de la culture nationale. Cet art inculque la patience, le courage et le respect de la nature.
Nous avons rencontré Aisholpan Nurgayypkyzy, fauconnière kazakhe de renom international, afin de recueillir son avis sur la signification de cet art et l'importance de préserver les traditions nationales. Aisholpan Nurgayypkyzy, comment êtes-vous devenue fauconnière ? Je suis né en Mongolie et j'ai grandi dans un environnement rural typique. Nous avons quatre enfants – deux garçons et deux filles – et je suis le deuxième.
Pour notre famille, la fauconnerie n'est pas seulement un métier ou un passe-temps, mais une tradition sacrée transmise de génération en génération. Elle se perpétue dans notre famille depuis sept générations. Mon grand-père était un fauconnier renommé, et mon père et mon frère aîné continuent également cette tradition, en élevant et en dressant des aigles royaux. J'ai grandi dans cet environnement, observant dès mon plus jeune âge le regard perçant et le vol majestueux de ces oiseaux.
Dès mon plus jeune âge, j'ai côtoyé les fauconniers, témoin de leur travail acharné, de leur patience et du profond respect qu'ils portent aux oiseaux. Tout cela a peu à peu nourri mon intérêt pour cet art, et avec le temps, j'ai décidé de suivre moi-même la voie de la fauconnerie.
Il s'agit d'une tradition ancienne et unique du peuple kazakh. La fauconnerie est bien plus qu'une simple chasse ; c'est un héritage spirituel que nous ont légué nos ancêtres, une composante essentielle de notre culture nationale. C'est donc une grande responsabilité pour moi de préserver cet art et de le transmettre aux jeunes générations.
– Quelle place accordez-vous à la fauconnerie dans la culture kazakhe et le système des sports nationaux ?
– La fauconnerie occupe une place particulière et importante dans la culture kazakhe et les sports nationaux. Cet art enseigne la patience, le courage et la capacité de vivre en harmonie avec la nature. Il perpétue et préserve nos traditions nationales.
– Quelles qualités un fauconnier doit-il posséder ?
– À mon avis, un fauconnier doit avant tout être calme, patient et bienveillant. Cet art exige une grande responsabilité, un sens aigu de la compassion, ainsi que de l'amour et du respect pour l'oiseau. Un fauconnier doit être attentif et prudent dans chacun de ses gestes, capable de comprendre le caractère de l'oiseau et de justifier sa confiance. Le courage, la concentration et la persévérance sont également des qualités essentielles dans ce métier.
Votre nom figure dans le Livre Guinness des records. Quelle importance revêt cette distinction pour vous ?
J'ai obtenu ce résultat grâce à de nombreuses années de travail acharné. Préparer et dresser un aigle royal est un processus complexe qui exige beaucoup de patience et de temps. Je crois surtout que cela a été rendu possible grâce à la volonté du Tout-Puissant, ainsi qu'au soutien de mes parents, de mes proches et de tout le peuple kazakh. J'ai également eu la chance de voyager à l'étranger et de visiter 32 pays. Les films tournés dans ces pays ont permis de faire connaître largement la culture kazakhe et l'art de la fauconnerie. Pour moi, il ne s'agit pas seulement d'une réussite personnelle ; c'est un grand honneur de partager nos traditions nationales avec le monde.
Que souhaiteriez-vous dire aux jeunes à la veille de la Journée nationale du sport ?
Félicitations à tous pour la Journée nationale du sport ! Je souhaite que les jeunes chérissent nos traditions ancestrales et s'efforcent de les transmettre aux générations futures. À ceux qui s'intéressent à la fauconnerie, je conseille la patience, l'écoute des maîtres expérimentés et la volonté de comprendre le caractère naturel de l'oiseau. Le plus important est d'aborder cet art avec passion et sincérité. Ce n'est que lorsqu'une personne apprend à vivre en harmonie avec la nature qu'elle découvrira véritablement le sens de cet art.